Observatoire du bien-être sexuel de la Gen Z
Sex recession, plaisir solo, sextoys… La Gen Z face au recul de la sexualité partagée
Réalisée en partenariat avec l’Ifop, auprès d'un échantillon national représentatif de 1 011 femmes âgées de 15 à 29 ans, cette étude qui repose sur de nombreux points de comparaison historiques, révèle une génération qui fait moins l'amour à deux mais ne renonce pas pour autant au plaisir…
Méthodologie
L’étude conduite par l’Ifop pour espaceplaisir repose sur un questionnaire auto-administré en ligne, diffusé du 23 au 27 janvier 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 011 femmes âgées de 15 à 29 ans en France métropolitaine. Les résultats sont exprimés en pourcentage, avec un arrondi à l’unité la plus proche.
« Pourquoi les jeunes ont-ils si peu de relations sexuelles ? » La question de la « récession sexuelle » posée par Kate Julian dès 2018 continue d'irriguer le débat public à mesure que s'accumulent les indicateurs d'un désengagement sexuel des nouvelles générations. Des États-Unis à l'Allemagne en passant par le Royaume-Uni, l'ensemble des grandes enquêtes nationales sur la sexualité documente depuis le milieu des années 2000 une même tendance : recul de la fréquence des rapports, hausse des inactifs sexuels, et baisse de l'importance accordée à la sexualité. Or, la France ne fait pas exception, comme le montre ce second volet de l'enquête Ifop pour espaceplaisir, consacré au rapport des jeunes Françaises à leur vie sexuelle. Dans une génération massivement exposée aux écrans ou aux discours sur l'autonomisation du désir féminin, la sexualité partagée reste-t-elle un besoin central ? Le plaisir solo et la masturbation assistée par sextoys ont-ils pris le relais d'une sexualité conjugale en perte de vitesse ?
Faire l'amour, un besoin en déclin chez les jeunes femmes
38 %
des jeunes femmes de 15 à 24 ans estiment que la sexualité est « très importante » ou « indispensable » dans leur vie, contre 62% des 15-24 ans en 1990.
56 %
des femmes de 18 à 24 ans pourraient vivre en couple sans avoir de relations sexuelles, contre 42% en 2000.
24 %
des femmes de 18-29 ans sont aujourd'hui vierges ; parmi celles qui sont initiées sexuellement, 20% n'ont pas eu de rapport depuis plus d'un an ; et 33% des 20-29 ans n'en ont eu aucun au cours du dernier mois, soit presque deux fois plus qu’en 1998.
Une sexualité de moins en moins centrale dans l'existence des jeunes femmes
Seules 38% des jeunes femmes de 15-24 ans accordent aujourd'hui une place importante à la sexualité dans leur vie, contre 62% il y a une trentaine d'années, (Sofres-Nouvel Observateur, 1990). Signe que la sexualité n’est plus vécue comme une nécessité existentielle, la proportion de jeunes femmes pour qui le sexe est « indispensable » est tombée de 14% à 9%, et celle des « très important » de 48% à 29%.
Dans le détail, ce désengagement sexuel s'observe surtout chez les plus jeunes et chez les célibataires. Seules 30% des 15-17 ans et 36% des célibataires considèrent que la sexualité est très importante ou indispensable, contre 57% des 25 ans et plus et 70% des femmes en couple cohabitant. L'attachement à la sexualité est aussi plus prononcé dans les segments les mieux dotés en capital social (57% des cadres, 69% des dirigeantes d'entreprise) et chez les femmes les plus sexuellement actives (69% chez celles ayant eu plus de 10 partenaires, contre 26% des vierges). À l'inverse, la centralité du sexe ne s'effondre pas chez les femmes très féministes (50%) ou se positionnant à l'extrême gauche (57%), ce qui contredit l'hypothèse d'un féminisme synonyme de retrait de la sexualité coïtale.
Cette désintensification de la sexualité rejoint l'analyse de la sociodémographe Maryse Jaspard[1], pour qui les générations actuelles inversent la phase « d’hypersexualisation » des années 1980 par un « mécanisme cyclique » de retour, dans une phase où « c'est l'importance du choix qui est mise en avant » plutôt que la performance.
[1] Maryse Jaspard, Sociologie des comportements sexuels, La Découverte, coll. « Repères », 2017. Citée dans Le Parisien, « Génération no sex : les jeunes font moins l'amour qu'avant », 27 juillet 2019.


Aimer sans désir, la fin d'un tabou : vers un découplage entre conjugalité et sexualité
Symptôme d'une dissociation croissante entre vie de couple et vie sexuelle, plus d'une jeune femme sur deux (56%) estime aujourd'hui qu'elle pourrait vivre en couple sans avoir de relations sexuelles. Cette acceptabilité de la conjugalité asexuelle progresse de 14 points par rapport au début des années 2000 (42% chez les 18-24 ans, Sofres-Madame Figaro, février 2000) et touche autant les femmes en couple (50%) que les célibataires (53%), preuve qu'il ne s'agit pas d'une simple rationalisation a posteriori de leur situation amoureuse.
L'idée qu'un couple puisse exister sans sexe trouve davantage d’écho chez les jeunes adultes (56% des 18-24 ans), chez les femmes bisexuelles (64%) et, paradoxalement, les femmes très féministes (59%) comme très conservatrices (61%). C'est aussi le cas chez les femmes vierges (64%) et chez les habitantes des banlieues modestes (59%). Inversement, les femmes ayant eu plus de 10 partenaires et celles qui sont très satisfaites de leur vie sexuelle restent attachées au sexe comme composante constitutive du couple. Le clivage n'oppose donc pas tant des progressistes à des conservatrices que des femmes investies dans la sexualité partagée à celles qui en sont, par choix ou par circonstance, éloignées. Cette acceptabilité croissante du couple sans sexe fait écho au constat de la sociologue Janine Mossuz-Lavau[1], qui décrit « une accentuation de l'autonomie et l'indépendance » chez les jeunes générations : « Les jeunes se sont défaits du vieux modèle selon lequel il faudrait avoir des rapports pour satisfaire son compagnon ».
[1] Janine Mossuz-Lavau, La Vie sexuelle en France, Éditions de La Martinière, 2002 (rééd. 2018). Citée dans Le Parisien, 27 juillet 2019 et Madame Figaro, « Les trentenaires d'aujourd'hui font-ils moins l'amour que leurs parents au même âge ? », 1er février 2019.
Gen Z et « sex recession » : des jeunes femmes qui font nettement moins l'amour qu'il y a 30 ans, sur toutes les échelles de temps (vie, année, mois)
La baisse de l’activité sexuelle chez les jeunes femmes se lit désormais à trois échelles de temps :
- À l'échelle de la vie d'abord, 19% des femmes de 18-29 ans déclarent n'avoir encore jamais eu de rapport sexuel : un retrait de l'initiation à la fois chez les 20-24 ans (17% en 1992, 20% en 2026) et qui a été multiplié par 2 chez les 25-29 ans (5% en 1992, 10% en 2026, soit +5 points).
- À l'échelle de l'année ensuite, parmi les jeunes femmes initiées sexuellement, 15% n'ont pas eu de rapport depuis plus d'un an, une part qui s'amplifie par rapport à 1992 : la part des inactives sexuelles passe de 11% à 13% chez les 20-24 ans et, plus spectaculairement encore, de 11% à 17% chez les 25-29 ans.
- À l'échelle du mois enfin, une femme sur trois âgée de 20 à 29 ans (33%) n'a eu aucun rapport sexuel au cours des trente derniers jours, soit presque deux fois plus qu’en 1998 (19%) ; tendance qui se double d'un recul du nombre de femmes ayant 10 rapports ou plus dans le mois (25% à 13%).
Cette inactivité sexuelle touche avant tout les célibataires (68% n'ont eu aucun rapport dans le mois écoulé) et les plus jeunes (67% des 15-17 ans, contre seulement 29% des 25 ans et plus). À l'inverse, les femmes ayant un partenaire cohabitant (6% d'inactives) et les jeunes femmes au foyer (14%) restent largement épargnées par ce phénomène. Sur le plan socio-éducatif, l'abstinence mensuelle culmine chez les non-diplômées (59%) et dans les ménages économiquement précaires, tandis qu'elle reflue chez les diplômées du supérieur (33% chez les titulaires d'un 2e ou 3e cycle) et les habitantes des villes-centres (37%). Sur le plan idéologique et religieux, ce sont les assez conservatrices (53%) qui présentent les plus hauts niveaux d'abstinence – ce qui suggère que la « sex recession » articulerait deux phénomènes distincts : un retrait par défaut, lié au célibat prolongé, et un retrait par conviction, porté par le conservatisme moral et religieux.

Moins de sexe à deux, mais pas moins de plaisir pour autant
74 %
des jeunes femmes se déclarent satisfaites de leur vie sexuelle.
71 %
des jeunes femmes déclarent s'être déjà adonnées à la masturbatiuon au cours de leur vie.
22 %
des femmes de 18-24 ans ont utilisé un sextoy en solo au cours du dernier mois.
Un niveau de satisfaction sexuelle qui résiste au recul de l'activité
Malgré la chute de la fréquence des rapports, près de trois jeunes femmes sur quatre (74%) se déclarent satisfaites de leur vie sexuelle, soit le même score qu’il y a une douzaine d'années (73% en 2014, Ifop-Marianne). Preuve que dans la Gen Z, sexualité partagée et satisfaction sexuelle ne sont plus aussi mécaniquement corrélées qu'auparavant.
La satisfaction culmine chez les femmes les plus sexuellement actives (94% chez celles ayant plus de 8 rapports par mois), chez les femmes en couple cohabitant (88%) et chez les utilisatrices fréquentes de sextoys (85% chez celles qui en usent au moins une fois par jour). Plus surprenant, les croyantes pratiquantes religieuses (86%) et les musulmanes (84%) déclarent une satisfaction supérieure, signe que le bien-être sexuel se construit aujourd'hui sur des bases plus diverses que le seul libéralisme des mœurs.
Cette résilience de la satisfaction sexuelle traduit l'émergence d'un nouveau régime du plaisir féminin, moins indexé sur la fréquence des rapports avec partenaire et davantage fondé sur la qualité ressentie de chaque expérience, qu'elle soit en solo ou en duo. Le glissement est révélateur d'une nouvelle économie du plaisir, où la jouissance autoérotique (masturbation, sextoy en solo) n'est plus le pis-aller du célibat mais un mode d'épanouissement assumé.


Vers une autonomisation du plaisir féminin
La masturbation s'est imposée comme une pratique majoritaire dans la Gen Z féminine : 71% des jeunes femmes déclarent s'y être déjà adonnées au cours de leur vie, dont 20% « souvent » et 32% « de temps en temps ». L'usage du sextoy en solo, plus tardif dans la trajectoire intime, concerne 39% des jeunes femmes. En comparaison, l'usage du sextoy à deux est légèrement plus répandu (46%), notamment grâce à l'effet d'entraînement du couple cohabitant. La masturbation et l’usage du sextoy ne sont donc plus l'apanage d'une avant-garde libérée mais bien des pratiques largement diffusées dans cette génération.
La masturbation est nettement plus fréquente dans les minorités sexuelles (96% chez les lesbiennes, 95% chez les bisexuelles), chez les femmes les plus dotées en capital culturel (84% des cadres, contre 55% des non-diplômées et 60% des étudiantes) ainsi que dans les rangs des femmes très féministes (77%) et/ou à l'extrême gauche (84%), confirmant le rôle des discours militants féministes dans la légitimation du plaisir autoérotique. Inversement, son taux reste plus bas chez les musulmanes (55%), chez les religieuses pratiquantes (63%) et chez les très jeunes (56% des 15-17 ans), probablement encore en phase de découverte.
Une intensification spectaculaire de l'usage récent des sextoys
Au-delà de la diffusion croissante du sextoy comme pratique, c'est son intensification d'usage récent qui constitue la véritable révolution. Chez les femmes de 18-24 ans, la part d'utilisatrices de sextoys en solo au cours du dernier mois est passée de 9% en 2017 à 22% en 2026. Même dynamique pour l'usage à deux : elle est passée de 10% en 2017 à 11% en 2020 puis 19% en 2026.
Cette intensification récente est avant tout portée par les jeunes femmes les plus sexuellement actives et les mieux équipées : les sextoys constituent pour elles autant un outil d'exploration du plaisir qu'un objet de consommation banalisé. Sur le terrain socio-démographique, les usagères régulières se recrutent davantage parmi les femmes diplômées, urbaines, et progressistes – le sextoy ayant accompli son passage d'objet transgressif (années 1990-2000) à objet « lifestyle » (années 2020), porté par des marques qui ont mis l'accent sur le design.

Un plaisir mécanisé de plus en plus important mais encore largement tabou dans la société féminine
27 %
des jeunes femmes ont atteint l'orgasme grâce à un sextoy lors de leur dernière séance de masturbation.
55 %
des jeunes femmes ont déjà caché à leurs amies qu'elles se masturbaient.
Vers une mécanisation du plaisir féminin ?
Si le sextoy s'est massivement diffusé dans la Gen Z féminine, son apport au plaisir reste très inégal selon le contexte d'usage. Lors de leur dernière séance de masturbation, 27% des jeunes femmes ont atteint l'orgasme grâce à un sextoy, contre 49% sans en utiliser et 24% qui n'ont pas eu d'orgasme. Rapporté à l'ensemble des séances, l'indice de jouissance assistée par sextoy (36) montre que l'accessoire est aujourd'hui un véritable accélérateur d'orgasme dans la pratique solo. À l'inverse, lors du dernier rapport sexuel avec partenaire, seules 9% des utilisatrices ont eu un orgasme grâce au sextoy contre 31% sans et 60% qui n'en ont eu aucun (indice : 23) – révélant un usage à deux qui peine encore à s'imposer comme un outil efficace.
L'efficacité orgastique du sextoy en solo est particulièrement marquée chez les jeunes femmes qui en ont fait un usage régulier : pour elles, l'accessoire raccourcit le temps nécessaire pour parvenir au plaisir et augmente la régularité des orgasmes. Cet « avantage technologique » du plaisir solo sur le plaisir partagé interroge la persistance de l'« orgasm gap » dans les relations hétérosexuelles, encore documenté par de nombreux travaux (Wade, 2017). Les jeunes femmes lesbiennes et bisexuelles, déjà mieux dotées en termes d'orgasmes coïtaux, présentent les écarts les plus faibles entre plaisir solo et plaisir partagé – signe que le problème vient surtout des scripts hétérosexuels asymétriques.


La masturbation et le plaisir féminin demeurent dissimulés dans la sociabilité féminine
Si la masturbation et l'usage de sextoys se sont massivement diffusés dans la Gen Z, ils restent encore largement dissimulés dans la sociabilité féminine. 55% des jeunes femmes ont déjà caché à leurs amies qu'elles se masturbaient (dont 38% qui le cachent encore aujourd'hui), 52% ont caché l'usage d'un sextoy en solo (34% encore aujourd'hui), et 46% l'usage d'un sextoy avec leur partenaire (26% encore aujourd'hui). 39% ont déjà caché à leurs amies certaines de leurs pratiques ou fantasmes, et 36% leur niveau de libido ou de besoin sexuel. La libération discursive féministe peine donc à descendre jusqu'aux conversations entre copines.
Cette dissimulation est plus forte chez les très jeunes (15-17 ans) qui sont encore dans une phase d'initiation à la sexualité et de construction d'une image de soi sociale. Elle reste également marquée chez les musulmanes, les habitantes de banlieues modestes et les femmes religieuses pratiquantes, conformément aux travaux d'Isabelle Clair sur la « réputation sexuelle » [1] dans les milieux populaires. À l'inverse, les femmes très féministes et celles ayant eu plus de 10 partenaires sont les moins enclines à la dissimulation. Le tabou de la masturbation entre copines constitue un marqueur générationnel et social : on en parle plus librement dans certains cercles éduqués et militants, mais le sujet reste largement opaque dans la majorité des sociabilités féminines ordinaires.
[1] CLAIR Isabelle [2008], Les Jeunes et l'amour dans les cités, Armand Colin, Paris. Voir en particulier les chapitres consacrés au système de la « réputation » et au classement binaire « filles bien » / « putes ». Ces analyses ont été prolongées dans CLAIR Isabelle [2012], « Le pédé, la pute et l'ordre hétérosexuel », Agora débats/jeunesses, n° 60 ; et CLAIR Isabelle [2023], Les Choses sérieuses. Enquête sur les amours adolescentes, Seuil, Paris.
Ce qu'il faut retenir
L’étude Ifop pour espaceplaisir révèle une transformation profonde du rapport à la sexualité chez les femmes de la Gen Z. Les jeunes femmes ont aujourd’hui moins de relations sexuelles qu’il y a trente ans, accordent moins d’importance au sexe dans leur vie et dissocient de plus en plus la vie de couple de la sexualité.
Pourtant, cette baisse de l’activité sexuelle ne s’accompagne pas d’un recul du plaisir ou de la satisfaction intime. Au contraire, la masturbation et l’usage des sextoys se sont largement démocratisés, traduisant une autonomisation croissante du plaisir féminin.
L’étude met également en lumière un paradoxe générationnel : alors que les discours autour du plaisir féminin sont de plus en plus visibles et décomplexés dans l’espace public, la masturbation et l’usage des sextoys restent encore largement tabous dans les échanges entre amies.
Chez espaceplaisir, nous observons depuis plusieurs années une évolution profonde du rapport au plaisir et à l’intimité. Cette étude met en lumière une génération qui redéfinit progressivement les codes de la sexualité, en accordant davantage de place au plaisir personnel, à l’écoute de soi et à une approche plus libre du bien-être intime. Pour nous, ces transformations soulignent l’importance d’accompagner les femmes avec des discours pédagogiques, décomplexés et bienveillants, afin de contribuer à une vision du plaisir plus apaisée, plus inclusive et plus respectueuse des rythmes et des expériences de chacune.
Méthodologie
Cette étude a été réalisée par l’Ifop pour espaceplaisir du 23 au 27 janvier 2026, auprès d’un échantillon de 1 011 femmes âgées de 15 à 29 ans (Gen Z), résidant en France.
L’enquête a été menée en ligne, via un questionnaire auto-administré. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, appliquée aux variables suivantes : âge, catégorie socioprofessionnelle et région de résidence.
Les résultats sont exprimés en pourcentage et arrondis à l’unité la plus proche.
POUR CITER CETTE ETUDE, IL FAUT UTILISER A MINIMA LA FORMULATION SUIVANTE :
« Étude Ifop pour espaceplaisir réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 27 janvier 2026 auprès d’un échantillon de 1 011 femmes, représentatif de la population féminine vivant en France métropolitaine âgée de 15 à 29 ans »