Observatoire du bien-être sexuel de la Gen Z
Sex recession, plaisir solo et sextoys : la Gen Z face au recul de la sexualité partagée
En janvier 2026, espaceplaisir a lancé, en partenariat avec l’Ifop, une étude nationale auprès de 1 011 jeunes femmes âgées de 15 à 29 ans sur l’évolution du rapport à la sexualité, au plaisir solo et aux sextoys.
Méthodologie
L’étude conduite par l’Ifop pour espaceplaisir repose sur un questionnaire auto-administré en ligne, diffusé du 23 au 27 janvier 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 011 femmes âgées de 15 à 29 ans en France métropolitaine. Les résultats sont exprimés en pourcentage, avec un arrondi à l’unité la plus proche.
Les jeunes femmes ont-elles moins de rapports sexuels qu’avant ? Le plaisir solo remplace-t-il progressivement la sexualité à deux ? Et pourquoi les sextoys prennent-ils aujourd’hui une place aussi importante dans les usages du quotidien ?.
Réalisée avec l’Ifop, cette nouvelle étude de l’Observatoire du bien-être sexuel de la Gen Z explore les grandes transformations du rapport à la sexualité chez les jeunes femmes françaises. Entre recul du sexe à deux, démocratisation du plaisir solo et persistance des tabous autour de l’orgasme féminin, cette enquête met en lumière une génération qui redéfinit profondément les codes de l’intimité.
Trois grandes évolutions qui marquent la Gen Z
38 %
des jeunes femmes considèrent aujourd’hui la sexualité comme « très importante » ou « indispensable » dans leur vie.
39 %
des femmes de la Gen Z ont déjà utilisé un sextoy seules.
55 %
des jeunes femmes cachent encore leur masturbation à leurs amies.
La sexualité semble aujourd’hui moins centrale qu’il y a trente ans. L’étude montre une baisse de l’importance accordée au sexe ainsi qu’un recul de la fréquence des rapports sexuels chez les jeunes femmes.
Le plaisir féminin devient plus personnel, plus autonome et davantage lié au bien-être individuel. L’usage des sextoys en solo chez les 18-24 ans a même plus que triplé depuis 2017.
Même si les discussions autour du plaisir féminin sont de plus en plus visibles dans les médias et les réseaux sociaux, certaines pratiques restent encore difficiles à assumer dans la vie quotidienne.
Le recul de la sexualité partagée
L’étude met en évidence une baisse importante de la place accordée à la sexualité chez les jeunes femmes. Aujourd’hui, seules 38 % des femmes de 15 à 24 ans considèrent le sexe comme « très important » ou « indispensable » dans leur vie, contre 62 % en 1990.
La fréquence des rapports sexuels recule également fortement : 33 % des femmes de 20 à 29 ans n’ont eu aucun rapport sexuel au cours du dernier mois, contre 19 % à la fin des années 1990.
Aujourd’hui, 52 % des jeunes femmes disent qu’elles pourraient envisager une relation sans sexualité. L’écart est particulièrement marqué selon la situation amoureuse : 68 % des célibataires n’ont eu aucun rapport sexuel au cours du dernier mois, contre seulement 6 % des femmes vivant en couple sous le même toit.
Cette évolution s’inscrit dans un phénomène plus large de « sex recession » déjà observé dans plusieurs pays occidentaux.
« Le sexe semble aujourd’hui moins associé à une obligation sociale ou relationnelle. Les jeunes femmes accordent davantage d’importance à leur équilibre personnel, à leur autonomie et à la qualité des expériences vécues. »
Moins de sexe, mais pas moins de plaisir
Si la sexualité à deux perd en centralité, le plaisir ne disparaît pas pour autant. L’étude montre au contraire une forte progression des pratiques liées au plaisir solo.
71 % des femmes de la Gen Z déclarent s’être déjà masturbées, tandis que 39 % ont déjà utilisé un sextoy seules. L’usage des sextoys en solo chez les 18-24 ans a même plus que triplé depuis 2017.
Cette évolution traduit une approche plus personnelle du plaisir, davantage liée au bien-être, à la découverte de soi et à l’autonomie
Quelques chiffres marquants
46 %
des jeunes femmes ont déjà utilisé un sextoy en couple.
74 %
se disent satisfaites de leur vie sexuelle.
27 %
ont eu un orgasme lié à un sextoy lors de leur dernière masturbation.

Une sexualité plus visible… mais encore taboue
Alors que les discussions autour du plaisir féminin sont de plus en plus présentes dans les médias, les podcasts ou les réseaux sociaux, certaines pratiques restent encore difficiles à assumer dans la vie quotidienne.
Plus d’une femme sur deux déclare avoir déjà caché à ses amies sa pratique de la masturbation ou l’usage d’un sextoy en solo.
L’étude révèle ainsi un paradoxe générationnel : les jeunes femmes parlent davantage de sexualité dans l’espace public, mais continuent souvent à garder certaines pratiques intimes pour elles.
Les tabous restent présents
55 %
cachent leur masturbation.
52 %
cachent l’usage d’un sextoy en solo.
46 %
cachent l’usage d’un sextoy en couple.
Ce qu'il faut retenir
La Gen Z ne tourne pas le dos au plaisir, mais elle semble redéfinir profondément sa manière de vivre la sexualité et l’intimité.
L’étude révèle un recul important de la place accordée au sexe dans la vie des jeunes femmes : elles sont moins nombreuses qu’avant à considérer la sexualité comme essentielle et les rapports sexuels sont moins fréquents qu’il y a trente ans. Pourtant, cette baisse ne s’accompagne pas d’une baisse du bien-être sexuel.
Au contraire, le plaisir solo prend aujourd’hui une place plus importante dans le quotidien. Masturbation, sextoys et découverte de soi s’installent progressivement dans les habitudes, dans une approche plus personnelle et plus autonome du plaisir.
L’enquête met aussi en lumière un paradoxe générationnel : alors que les discussions autour du plaisir féminin sont de plus en plus visibles dans les médias et les réseaux sociaux, certains sujets restent encore difficiles à assumer dans la sphère intime.
Entre recul des rapports sexuels, progression du plaisir solo et évolution du rapport au couple, cette étude montre surtout qu’une nouvelle manière de vivre l’intimité est en train d’émerger.
Chez espaceplaisir, nous observons depuis plusieurs années une évolution du rapport à la sexualité et au plaisir chez les jeunes générations. Cette étude confirme une tendance de fond : le plaisir féminin est aujourd’hui vécu de manière plus personnelle, plus autonome et davantage liée au bien-être individuel.
Le recul des rapports sexuels ne signifie pas une disparition du plaisir. Au contraire, le plaisir solo et les pratiques liées au bien-être intime prennent une place de plus en plus importante dans le quotidien des jeunes femmes.
Pour nous, cette étude montre surtout qu’une nouvelle manière de vivre l’intimité est en train d’émerger : plus libre, plus assumée et moins dictée par les modèles traditionnels.
Méthodologie
Cette étude a été réalisée par l’Ifop pour espaceplaisir du 23 au 27 janvier 2026, auprès d’un échantillon de 1 011 femmes âgées de 15 à 29 ans (Gen Z), résidant en France.
L’enquête a été menée en ligne, via un questionnaire auto-administré. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, appliquée aux variables suivantes : âge, catégorie socioprofessionnelle et région de résidence.
Les résultats sont exprimés en pourcentage et arrondis à l’unité la plus proche.
Toute reprise des résultats doit mentionner la source suivante : « Étude Ifop pour espaceplaisir, janvier 2026 ».