Observatoire du bien-être sexuel de la Gen Z

L’opinion des Françaises de 15 à 29 ans sur les injonctions à la sexualité et au bodycount

En janvier 2026, espaceplaisir a confié à l’Ifop une enquête nationale auprès de 1 011 Françaises âgées de 15 à 29 ans.

Méthodologie

Étude Ifop pour espaceplaisir réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 27 janvier 2026 auprès d’un échantillon de 1 011 femmes, représentatif de la population féminine vivant en France métropolitaine âgée de 15 à 29 ans. Les résultats sont exprimés en pourcentage et arrondis à l’unité la plus proche.

Ce que les chiffres disent des jeunes femmes

88 %

pensent qu’une femme peut réussir sa vie sans avoir d’enfant

26 %

estiment qu’un rapport sexuel implique une pénétration

70 %

estiment qu’un nombre élevé de partenaires peut dévaloriser une femme

Les injonctions à la sexualité : entre liberté affichée et normes persistantes

Les mentalités évoluent. Les représentations se transforment. Mais certaines normes continuent d’influencer fortement l’expérience intime des jeunes femmes.

Sexualité et sentiment amoureux

Chez les 15–24 ans, la proportion estimant possible de faire l’amour sans être amoureuse est passée de 8 % en 2000 à 28 % en 2026.

La sexualité et l’amour sont de plus en plus perçus comme deux choses distinctes chez les plus jeunes. Autrement dit : l’idée d’une sexualité plus libre progresse, mais le lien entre sexualité et sentiments reste très présent. La vision romantique des relations ne disparaît pas. Elle évolue.

Féminité et maternité

Chez les 15–24 ans, la proportion estimant qu’une femme peut réussir sa vie sans avoir d’enfant est passée de 53 % en 1990 à 87 % en 2026.

L'évolution est parlante. La maternité n’est plus considérée comme une condition indispensable pour réussir sa vie chez les jeunes femmes. Sur ce sujet, la norme traditionnelle s’est clairement affaiblie. C’est l’un des changements générationnels les plus marqués que montre l’étude.

Sexe et pénétration

En 2026, 26 % des femmes de 15 à 29 ans estiment qu'un rapport sexuel implique une pénétration.

Ce résultat montre que la définition du sexe évolue : la sexualité n’est plus systématiquement réduite à un acte pénétratif unique, mais pensée comme un ensemble d’expériences possibles. La pénétration reste une référence dans la définition du sexe, mais elle n’est plus systématiquement considérée comme centrale.

Le bodycount : un chiffre… et surtout un regard social

Derrière le mot “bodycount”, il n'y a pas seulement d’un chiffre intime. Il y a aussi un sujet chargé de normes et de jugements sociaux. L’étude révèle que, malgré un discours plus libéré, les normes restent fortement présentes chez les jeunes femmes.

70 %

des femmes intérrogées estiment qu’un nombre élevé de partenaires sexuels a tendance à dévaloriser une femme en société.

Ce chiffre ne reflète pas une opinion personnelle. Il révèle surtout le poids du regard social : même si les mentalités évoluent, les jugements restent présents.

“Aucune importance”… vraiment ?

70 %

des femmes déclarent qu’elles pourraient s’engager dans une relation sérieuse avec une personne ayant eu un nombre élevé de partenaires sexuels. Autrement dit, dans leur propre choix de partenaire, le bodycount ne serait pas un frein pour la majorité.

Pourtant, lorsqu’on demande quel nombre de partenaires reste « acceptable », une norme semble apparaître : 9 partenaires max pour une femme contre 11 pour un homme.

Transparence en couple

24 %

déclarent qu’un partenaire ou potentiel partenaire a déjà refusé de s’engager après avoir appris leur nombre de partenaires.

Par ailleurs, certaines femmes reconnaissent adapter leur réponse, en surévaluant ou sous-évaluant leur expérience, ce qui montre que le sujet reste sensible...

Ce que révèle l’étude :
Autrement dit : chez les femmes de la Gen Z, le bodycount est souvent présenté comme un sujet sans importance… mais il continue malgré tout d’influencer la façon dont les femmes sont jugées et certaines relations.

Ce qu'il faut retenir

L’étude met en lumière une génération en transition. Certaines idées évoluent (maternité, définition du sexe), tandis que d’autres pressions sociales persistent (réputation sexuelle, bodycount).

Les femmes de la Gen Z aspirent à plus de liberté, mais continuent d’évoluer dans un cadre où certaines normes et attentes sociales restent présentes. 

L’étude ne montre ni une révolution sexuelle totale, ni un retour aux normes d’autrefois. Elle montre plutôt une coexistence entre de nouvelles libertés et des normes encore présentes. Même si les discours semblent plus ouverts, les comportements évoluent plus lentement. Désir, consentement, rapport au corps et communication restent des des sujets qui profondément liés aux relations et au contexte social.

Chez espaceplaisir, nous pensons que la compréhension de ces évolutions est essentielle pour accompagner les femmes vers une sexualité plus libre et plus apaisée. Cette étude s’inscrit dans notre volonté de contribuer à des échanges plus justes, plus inclusifs et plus apaisés autour de la sexualité.

Méthodologie

Cette étude a été réalisée par l’Ifop pour espaceplaisir du 23 au 27 janvier 2026, auprès d’un échantillon de 1 011 femmes âgées de 15 à 29 ans (Gen Z), résidant en France.

L’enquête a été menée en ligne, via un questionnaire auto-administré. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, appliquée aux variables suivantes : âge, catégorie socioprofessionnelle et région de résidence.

Les résultats sont exprimés en pourcentage et arrondis à l’unité la plus proche.

Toute reprise des résultats doit mentionner la source suivante : « Étude Ifop pour espaceplaisir, janvier 2026 ».

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