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Le café de 14h — Histoire érotique Espace Plaisir

Le café de 14h

Depuis trois semaines, Adrien a un nouveau rituel à 14h précises. Officiellement, c'est pour le café. Officieusement, c'est une toute autre histoire.

Le rituel

Inès est arrivée il y a exactement trois semaines. Je le sais parce que j’ai discrètement vérifié l’agenda partagé. Depuis ce jour, 14h est devenu le moment le plus important de ma journée.

Elle apparaît comme toujours sans un bruit. Cheveux sombres, regard clair, cette façon unique de bouger comme si l’air autour d’elle lui appartenait. Quand elle se penche vers la machine à café, ses cheveux glissent sur le côté, révélant la ligne fine de sa nuque et la courbe délicate de son épaule. Ce simple geste suffit à faire disjoncter quelque chose en moi.

— Encore en pause ? demande-t-elle avec ce petit sourire en coin qu’elle seule maîtrise.

— Tu connais déjà mon planning, apparemment.

— Trois semaines d’observation. Je suis très attentive.

Son sourire me touche en plein ventre. Et bien plus bas aussi. Parce que la vérité, c’est que je ne pense plus qu’à elle. Tout le temps. Je l’imagine partout : dans cette robe qu’elle portait la semaine dernière, dans mon lit, contre mon bureau, sous la douche, dans toutes les positions possibles. Je veux être avec elle. Pas juste un soir. Je veux tout. Je veux la découvrir, la faire rire, la faire trembler, la faire jouir jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus prononcer mon prénom.

Je veux tout lui faire.

Le hors-sujet

L’après-midi se déroule normalement pour tout le monde. Sauf pour moi. Dans ma tête, il n’y a plus qu’Inès. Je l’imagine en train de retirer lentement son chemisier, de me regarder droit dans les yeux pendant qu’elle descend la fermeture de sa jupe. Je l’imagine à genoux devant moi, puis sur moi, puis sous moi. Je l’imagine gémissant mon nom, les ongles plantés dans mon dos, le corps cambré de plaisir.

Je la veux comme je n’ai jamais voulu personne. Pas seulement sexuellement — même si cette partie devient de plus en plus obsédante —, mais entièrement. Je veux ses matins, ses rires, ses confidences, et toutes les nuits où je pourrais la prendre encore et encore.

La réunion

À 16h, on se retrouve en salle de réunion. Elle s’assoit en face de moi. Quand nos doigts se frôlent sur le stylo, une décharge me traverse. Et là, mon esprit décroche complètement.

Dans ma tête, je me lève, fais le tour de la table et l’embrasse avec une urgence presque violente. Dans cette version, on n’a plus aucune patience. J’arrache les boutons de son chemisier, elle tire sur ma ceinture avec la même fièvre. On s’embrasse comme si on se battait, dents et langues, respirations saccadées. Je la soulève, l’assois sur la table, dossiers et stylos volent au sol. Je descends entre ses cuisses, la dévore jusqu’à ce qu’elle tremble et gémisse sans retenue. Puis je me redresse, entre en elle d’un coup profond, puissant. Je la prends fort, sans douceur, la table grince sous nos mouvements. Elle s’accroche à moi, les jambes autour de ma taille, la tête renversée en arrière. Ses cris montent, de plus en plus forts, de plus en plus rauques, jusqu’à ce qu’elle jouisse violemment, tout son corps secoué de spasmes, ses muscles se contractant autour de moi comme si elle ne voulait plus jamais me lâcher.

Mais ce n’est pas assez. Dans mon imagination, on ne s’arrête pas là. On continue toute la nuit. Chez elle, chez moi, peu importe. Je la prends contre le mur, sur le canapé, dans son lit. Je la fais jouir encore et encore, jusqu’à ce qu’elle soit épuisée, essoufflée, couverte de sueur, avec ce sourire repu et émerveillé sur le visage. Je veux l’entendre supplier, je veux l’entendre hurler mon prénom, je veux tout lui donner jusqu’à ce qu’on ne puisse plus bouger.

— Adrien ? Le point trois, tu valides ?

La voix de mon manager me ramène brutalement à la réalité. Inès me regarde, un sourcil légèrement levé, avec ce petit sourire qui me fait penser qu’elle sait peut-être, un peu, ce qui se passe dans ma tête.

— Oui… je valide, dis-je d’une voix légèrement rauque.

Le lendemain, 14h

La réunion se termine. Inès passe à côté de moi dans le couloir et ralentit à peine.

— Café demain, même heure ? murmure-t-elle.

— Même heure.

Elle s’éloigne. Je reste planté là, le cœur battant, le corps encore tendu par toutes les images qui tournent en boucle dans ma tête.

Demain, à 14h, je descendrai chercher ce café. Et peut-être qu’un jour, je trouverai enfin le courage de lui dire que ce rituel n’a plus rien d’innocent. Que je ne veux plus juste la croiser. Que je la veux, elle. Entièrement. Et que je suis prêt à tout pour le lui prouver.

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